Dans sa mission d’aider ses membres, l’APS assure, entre autres, la défense de tout membre qui pourrait être victime d’une injustice, de comportements abusifs ou de discrimination. Et bien qu’on souhaite toujours que les situations litigieuses ne se produisent pas au sein de notre entreprise, l’APS a soutenu et accompagné plusieurs centaines d’employés dans leurs démarches judiciaires depuis sa fondation en 1995, qu’il s’agisse d’arbitrages, de médiations ou autres litiges. Voici l’histoire de Brenda Levy, que l’APS a accompagnée pendant les sept dernières années.

Un an avant son licenciement, Mme Levy travaillait comme administratrice de section au service des nouvelles de la colline parlementaire à Ottawa. Elle était alors au service de l’entreprise depuis 33 ans. Un poste-cadre a alors été créé pour chapeauter les administrateurs du secteur et attribué à une employée ayant moins d’expérience qu’elle. Mme Levy a protesté vigoureusement dans une note envoyée à son patron. À partir de cet incident, on lui a retiré progressivement ses responsabilités pour lui signifier finalement que son poste était aboli, un an plus tard.

À la suite de cette annonce, ses camarades de travail ainsi que plusieurs autres collègues s’empressèrent de déposer une pétition pour sa réintégration. Peter Mansbridge, alors chef d’antenne, pour le bulletin national des nouvelles au réseau anglais de la SRC ainsi que d’autres employés mécontents adressèrent leurs doléances aux membres de la haute direction de CBC/Radio-Canada incluant le président d’alors Hubert Lacroix pour demander à leur tour la réintégration de Brenda.à son poste échelonné sur 33 ans. L’APS a déposé un grief au nom de Mme Levy pour la réintégrer à son poste.

Durant les sept dernières années, l’APS a soutenu Mme Levy à travers un processus interminable et ardu : arbitrage, tentatives de médiation, parfois virulentes, dont la première, une tentative pour qu’elle renonce aux sommes d’argent qu’on lui avait versées au moment de la suppression de son poste.
Après de multiples sessions d’audience qui se sont déroulées sur plusieurs années, l’arbitre a finalement donné raison à la plaignante, qui alléguait depuis le tout début que son licenciement était imputable à une vengeance et qu’elle était victime d’un congédiement déguisé. C’est une décision sans équivoque, justifiée par l’absence de preuves légitimant l’abolition du poste, et qui comporte une compensation pleine et entière pour la plaignante.

La partie patronale a contesté à nouveau la décision. Une nouvelle ronde de procédures judiciaires s’est amorcée au début septembre 2020 en Cour supérieure de l’Ontario. En dépit des représentations faites par l’APS auprès de la haute direction de l’entreprise, Radio-Canada/CBC a pris la décision de continuer la saga judiciaire. Cet acharnement amène des dépenses énormes autant du côté de la partie patronale que du côté de l’association, mais l’APS continuera de défendre Brenda jusqu’au bout. Par le biais de notre site renouvelé, nous vous tiendrons informés de la suite des événements.